La dégradation des écosystèmes côtiers constitue un enjeu majeur pour les communautés littorales, notamment à Ankiambe Haut, Tuléar, où plusieurs hectares d’herbiers marins (oriano) ont subi des dommages significatifs. Face à cette situation alarmante, une initiative de restauration et de sensibilisation environnementale a été mise en place depuis juin 2024, en collaboration avec IHSM (Institut Halieutique et des Sciences Marines) et CEPF (Critical Ecosystem Partnership Fund). Portée par la communauté locale et soutenue par des campagnes de sensibilisation, cette initiative vise à redonner vie à ces écosystèmes essentiels tout en renforçant la résilience des populations côtières.
Avant le démarrage de l’initiative, la zone côtière d’Ankiambe Haut présentait une situation critique : des hectares d’herbiers marins étaient dégradés, sans gestion ni protection adéquate. Les pêcheurs, en utilisant des techniques de pêche destructrices telles que le filet à maille (harato), ont contribué à la détérioration de ces écosystèmes. La réduction des herbiers marins a entraîné une érosion accrue du littoral, menaçant directement les moyens de subsistance des communautés locales.
L’initiative prévoit plusieurs activités de restauration, incluant la sensibilisation et l’éducation environnementale. Parmi les actions clés figurent (i) Visite de la mer d’Anjetike : Présentation de travaux communautaires effectués par la Communauté du Fokontany d’Ankiambe Haut. (ii) Compétition inter-villages : Mise en place d’un système de compétition entre les villages d’Ankiambe Haut, Sarodrano et Mahavatse pour encourager l’engagement communautaire. (iii) Promotion de la culture et de la protection des herbiers marins : Sensibilisation aux pratiques durables pour préserver ces écosystèmes. (iv) Délimitation des zones restaurées : Utilisation de piquets pour marquer et protéger les zones restaurées.
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Une technique de bouturage innovante a été employée pour replanter les herbiers marins. Les propagules d’herbiers marins sont collectées, cultivées, puis replantées dans les zones dégradées. Cette méthode vise à accélérer la régénération naturelle des écosystèmes et à assurer leur pérennité
La communauté a pris conscience des bénéfices de la restauration des herbiers marins, notamment le maintien de la biodiversité, la réduction de l’érosion côtière et la protection des ressources halieutiques. Malgré l’absence initiale de gestionnaires, la volonté de préserver les herbiers marins est forte. Même après la fin de l’initiative, la communauté s’engage à poursuivre les efforts de plantation et de protection.
Pour mener à bien ces activités, plusieurs matériels sont nécessaires, notamment les outils de travail : Angady (pelles), cordes, etc., les supports de communication : Flyers pour la sensibilisation, les équipements de sécurité : Bottes, masques ou lunettes de protection pour se prémunir contre les animaux dangereux vivant dans les herbiers marins ainsi que les matériels de navigation : Canoës et gants pour faciliter les travaux en mer.
L’initiative bénéficie d’un soutien qui vise à encourager la participation active des communautés locales.
L’initiative de restauration des herbiers marins à Ankiambe Haut représente une étape cruciale pour la préservation des écosystèmes côtiers et l’amélioration des conditions de vie des communautés locales. Grâce à une approche participative et innovante, elle offre une lueur d’espoir pour la réhabilitation de ces habitats essentiels. La réussite de cette initiative dépendra de l’engagement continu de la communauté et du soutien des partenaires technico-financiers.
Une technique de bouturage innovante a été employée pour replanter les herbiers marins. Les propagules d’herbiers marins sont collectées, cultivées, puis replantées dans les zones dégradées. Cette méthode vise à accélérer la régénération naturelle des écosystèmes et à assurer leur pérennité





