09 Nov

  • By Violette Harintsoa
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SAF/FJKM, Département du Développement de l’Eglise FJKM a célébré ses 40 années d’existence cette année. « Veille sur la route!…. Recueille toute ta force!” Nahoum 2.2, qui est le leitmotiv d’antan lors de la genèse même du SAF/FJKM, en 1974, est repris en cette célébration du 40ème anniversaire.

De ses 40 ans d’existence, le SAF/FJKM,  a longtemps travaillé dans le domaine du développement soutenu de Madagascar, en apportant des alternatives permettant d’améliorer les conditions de vie des communautés locales,  à travers 5 programmes complémentaires et interdépendants : l’environnement ;  la gestion des risques et de catastrophes ; la sécurité alimentaire et nutritionnelle ; l’eau-assainissement-hygiène ; la santé communautaire.

Une VISION 2050,  pourquoi?

Le SAF/FJKM a posé ses briques en termes du développement socio-économique à Madagascar mais de nouveaux défis émergeants font toujours surfaces. Actuellement,  l’insécurité alimentaire, à raison de 36%,  est très sévère surtout en milieu rural ; le rendement agricole a connu une grande baisse, de 9% le long des 5 dernières années et cette situation est de plus en plus pire après les catastrophes naturelles dont l’invasion acridienne ; plus de la moitié de la population malagasy n’ont pas encore accès aux services en eau-assainissement et hygiène. La gestion des ressources en eau et l’adaptation au changement climatique deviennent une problématique à part entière.

Le SAF/FJKM, département social et de développement de l’Eglise FJKM, se sent concerné par cette situation, d’où la portée de cette vision de 2050 comme sépulcre de ce 40ème anniversaire.

Le développement de cette perspective de long terme qui vise surtout la dignité humaine fut l’objet d’un processus d’une année incluant sondages d’opinion, conférences, brainstorming internes  sur les questions du développement de Madagascar afin d’apporter une lumière et des propositions sensées à la question : ‘comment sera notre monde de demain ?’. Quelle contribution l’église devrait-elle apporter pour le développement du pays ?

La cérémonie de clôture de cette célébration a eu lieu le 29 Novembre dernier à l’Eglise FJKM d’Andrainarivo où la VISON de 2050, vue par SAF/FJKM, a été présentée publiquement devant plus d’un millier d’invités  composé des Représentants du Gouvernement, du Secteur Privé ainsi que de la Société Civile, et des partenaires techniques et financiers du SAF/FJKM dans le domaine du  développement.

«’L’an 2050, les citoyens malagasy jouissent pleinement des droits humains fondamentaux. Ils accèdent et gèrent équitablement les ressources existantes d’une manière durable ».

La principale base de cette vision est la bonne gouvernance, non seulement stricto facto mais aussi et surtout institutionnelle ; un bon ancrage institutionnel ;  une transparence en termes d’administration financière, et des ressources humaines adaptées.

Les piliers de cette vision de 2050 sont tournés autour de l’accès aux services sociaux de base, principalement  sur  les services liés à l’eau-assainissement – hygiène ; la santé communautaire ainsi que les services écologiques qui se focalisent, tous, sur la SECURITE ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE, pierre angulaire de tout développement soutenu. D’autres secteurs connexes tels les droits à l’éducation et à l’emploi décent ; le foncier ; la Gouvernance environnementale et minière ; la maîtrise des NTIC et la RRC –ACC (Réduction des risques et de catastrophes – Adaptation au changement climatique) sont les leviers de cette vision où le SAF/FJKM entamera des actions de plaidoyer et de communication.

Madagascar est voué à une crise cyclique d’une dizaine d’années.  Si l’on se réfère au PIB par habitant, à chaque petite hausse, il y a toujours une crise qui émerge ayant des impacts négatifs sur ce PIB.  Le pouvoir d’achat de la population malagasy devient ainsi de plus en plus faible. Pourquoi ne pas changer de paradigme et d’y apporter notre contribution à la rehausse continue de ce PIB afin d’atteindre le plus haut jamais connu de l’histoire de Madagascar, celui du 1971 qui est US$ 500 par habitant,  en  2050?